Alerte aux alerces !

Un alerce (prononcer alércé) qu’est ce que c’est ? Un arbre assez gros et âgé de 3000 ans qui pousse dans la région des lacs. Pourquoi il y a alerte ? Parce que ces arbres majestueux ont été décimés pour construire les fameuses églises de bois de Chiloé. Maintenant ils se reposent en toute sécurité dans un parc, dans un endroit appelé (ironiquement ?) « Catedral de Alerces ». Nous vous invitons à glisser dans l’univers de ces ancêtres !

Accueil chilien

Le Chili a une saveur particulière. C’est un pays un peu trop occidental à notre goût mais les Chiliens et sa douceur de vivre  en font un pays chaleureux.

« Scène de tous nos jours » : nous prenons un bus pour arriver un peu tard dans une ville inconnue. Vers 21 h, le bus crève un de ses pneus et nous dépose un ou deux kilomètres en avance. On ne sait pas trop où on va dormir quand nous descendons du bus. Nous discutons avec une personne qui descend en même temps que nous et avec notre Espagnol rudimentaire, nous comprenons que sa famille tient la seule hospedaje du village. Nous partons donc avec lui jusqu’à une petite maison. L’accueil est une fois de plus chaleureux, les hôtes sont souriants, le bébé Joaquim dort dans le canapé et le poêle de la cuisine fontionne à plein régime. La grand-mère nous explique qu’il faut ôter nos chaussures pour les poser sous le feu, tradition oblige. Malgré l’heure tardive, Elvida (la grand-mère) nous prépare la chambre : une pièce remplie de peluches et photos de famille, un petit cocon parfait pour nous après plus de dix heures de voyage.

Le matin, le petit déjeuner est simple mais agréable : pain, thé et miel, le tout partagé avec la famille. Nous discutons avec eux, ils sont indulgents et parlent lentement. Joaquim, qui doit avoir environ un an, nous fait des bisous.

Nous avons du mal à partir… Départ à onze heures pour six heures de rando !

Niveau 5 savonettes…

Alors maintenant il faut qu’on revienne à notre vie française… Les week end qui s’annoncaient pluvieux en Rhône-Alpes, nous allions en Chartreuse parce ce que c’était plus près que Belledone ou le Vercors. Au final, nous faisions souvent des randos sur chemins humides et glissants… Pour cette raison, nous avons pensé écraire un guide de randonnée qui s’appelerait  » la Chartreuse glissante », le degré de glissade étant quoté de une à quatre savonnettes. Pour les connaisseurs, la Dent de Crolles par temps de pluie correspond ponctuellement à un niveau « quatre savonnettes ». Nous pensions que le niveau « cinq savonettes » n’existait pas…

Dans le parc Alerce Andino, c’est très humide. L’eau stagne et forme une boue éternelle. Les gardiens du parc ont donc installé des passerelles en bois pour éviter aux visiteurs de patauger. Mais…. les passerelles et marches ont moisi, développé de subtils mélanges d’algues et de champignons jusqu’à obtenir un revêtement qui n’offre aucune force de frottement, comme de la glace…

Quand nous apercevons ces planches, la méfiance s’installe vite… mais ça ne suffit pas ! Première chute de Céline sur une planche inclinée. Aïe, le sol est dur.

Nous redoublons de vigilance : marche très lente, pieds à plat, bâtons prêts à rétablir l’équilibre. Ça ne suffit pas : seconde chute de Céline avec les pieds qui passent par dessus la tête. Aïe ! Dans des escaliers, avec les marches inclinées vers l’avant, Olivier glisse aussi. Nous aurions dû louer des patins à glace pour cette rando !

Heureusement, entre deux chutes, nous rencontrons les fameux alerces : 3000 ans, c’est magique !

Le soir, il pleut pour lubrifier les sentiers.

Le lendemain, nous partons pour aller voir la « Catedral de Alerces », une zone où les alerces sont encore nombreux. Après quelques heures de patinage dans la boue, les géants sont devant nous. C’est beau, l’ambiance est mystérieuse car nous sommes vraiment seuls au milieu de la jungle et de ces arbres millénaires.

Le retour est toujours aussi périlleux et nous sommes heureux d’arriver sur la terre ferme.

Avant de reprendre le bus, nous repassons dans l’hospedaje où nous avions laissé un peu de nos affaires. Ils sont toujours aussi gentils et Elvida nous offre des œufs de son jardin et du fromage.

Nous retournons « à la ville », dans une nouvelle hospedaje, elle aussi agréable. Nous mangeons dans un bar recommandé par nos hôtes. Nous commandons (sans vraiment le savoir) une montagne de saucisses, tomates, avocats, bœuf grillé, frites, carottes, pickles, olives.

L’ambiance est festive et les glissades douloureuses sont vite oubliées !

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9 réponses

  1. Céline dit :

    Voici en quelque sorte un article sur les arbres de Noël.
    Bonnes fêtes à tous.
    Pour notre part, ce sera Noël dans le désert par 35 degrés !

  2. Laurent dit :

    Très bonne fête à vous deux aussi. Profitez-en bien !!!!

    Et bravo pour cette commande de saucisses à l’instinct 🙂

  3. Sandra dit :

    Merci pour cet article de Noël !!
    Le plat a l’air fameux !! De quoi se péter le bide !!!
    Je suis contente de voir que vous passerez un Noël chaleureux !!!! (35°c est un minimum !)
    Je vous fais plein de bises et vous souhaite à nouveau un excellent Noël !
    Bises

  4. Danielle dit :

    Ah, ah, la photo de la Pichanga donne sérieusement envie de connaitre la fin de l’histoire. Resto basket avec fin de jeu par forfait au premier quart-temps ? Doggy-bag peut-être ?

    Magnifique photo d’écorce, je n’ai pu m’empêcher de faire ouaaaah, que même Sandra l’a entendu !

    J’espère que vos bleus et bosses n’auront pas été trop douloureux trop longtemps.

    Bon Noël chilien, grosses bises les trekkers !

  5. Danielle dit :

    Extraordinaires ces arbres !
    J’aime beaucoup la mimique ravie de Céline après sa chute, et celle d’Olivier devant l’impressionnante pichanga.
    Une question : en êtes-vous venus à bout ? Si oui, félicitations !
    Encore une fois, je vous souhaite un très heureux Noël dans le désert, à contempler les étoiles, les planètes, et à vous dire que la vie est un cadeau fabuleux.
    Vous serez bien présents dans les têtes en Bretagne.
    Beaucoup de bonnes grosses bises bretonnes à tous les deux.

  6. Poune dit :

    Que tal gringos! como esta ustedes? Me parecen muy buen y tan felices la senorita que desliza y el senor que va a comer una estufada.
    Voilà pour la langue locale à laquelle je m’astreins (par solidarité). Plein de bises et bon désert à vous deux. Poune

  7. Clo dit :

    Coucou des parents lyonnais (lecteurs fidèles d’Entrelacets mais communiquant plus par mail que par blog): super la cotation « savonnette » ! vous nous ferez à la fin du tour un classement (le 5 savonnettes existe-t-il? ).
    Ce commentaire blog, c’est surtout pour fêter bon Noël à tous les fans d’Entrelacets (on attend le prochain article pour les photos du réveillon chilien, sachant que côté barbe d’Olivier , c’est pas vraiment une barbe de Père Noël, j’espère qu’il aura mis de la mousse dedans !) !!!
    JP et Clo

  8. Thai-Son dit :

    Punaise Olivier, j’arrive pas à me remettre de ta barbe de Robinson ;o)))

  9. Danielle dit :

    Amical salut des Bretons aux Lyonnais qui ont laissé des voeux de joyeux Noël pour les acharnés du blog !

    J’ai à nouveau contemplé l’écorce de la photo 13. Elle est absolument extraordinaire. Elle me fait penser à du caramel coulé sur le marbre d’un confiseur et longuement travaillé et étiré à la spatule. On en mangerait !

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